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Redondant, superflu

24 janvier 2009

redundant, adj.
Latin redundant-, redundans, present participle of redundare to overflow — more at redound
Date: 1594
a: exceeding what is necessary or normal: superfluous
b: characterized by or containing an excess; specifically: using more words than necessary
c: characterized by similarity or repetition “a group of particularly redundant brick buildings“
d: chiefly British: no longer needed for a job and hence laid off

La Grande Bretagne est officiellement en récession, et les termes qui sont désormais sans cesse se répétés dans la presse sont redundant et redundancies (’licenciement’). Et il n’est plus rare d’entendre qu’untel a été licencié qui se dit “to be made redundant“, c’est à dire “rendre redondant ou superflu“.

Voile donc cruellement exposée la réalité d’une crise économique: Elle rend les gens inutiles.

On pourra toujours se réconforter au pub du coin ou l’on pourra, crise oblige encore une fois, acquérir une pinte de bière pour 99 pence, environ 1 euro au cours actuel.

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Le Der des Ders

26 octobre 2008

La colonne Obituary du The Economist de cette semaine (disponible en ligne) est consacrée à Ted Briggs décédé le 4 octobre (la nouvelle avait déjà été annoncée dans les médias à cette date).

Inconnu en France, Ted Briggs avait, malgré lui, gagné en notoriété pendant la seconde Guerre Mondiale pour être l’un des trois survivants du naufrage du HMS Hood (1418 membres d’équipage), coulé par le Bismark le 24 mai 1941. Il n’avait que 16 ans.
Il était le dernier survivant encore en vie.

Le HMS Hood avait également participé en juillet 1940 à l’Opération Catapulte lors de laquelle la flotte française avait étée détruite à Mers el Kébir, en Algérie.
En tant que flagboy, Ted Briggs avait lui-même hissé les fanions donnant l’ordre d’attaque.

A lire sur le sujet, la page Wikipedia en anglais (bien plus complète que celle en français).

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Le jour d’avant

19 octobre 2008

Le weekend du 13 et 14 septembre s’est tenu l’édition 2008 du Thames Festival. Pour une fois le temps était estival comme l’attestent les photos de ce billet.

Je suppose que cette édition sera éclipsée dans l’Histoire par le lendemain, lundi, et l’annonce de la faillite de Lehman Brothers (4500 emplois à Londres, depuis repris par Nomura)… Je me rappelle d’un article de la BBC sur un jeune français avec un nom à particule, juste diplomé d’une grande ecole, et dont le premier jour chez Lehman était justement ce lundi là (il devait commencer une semaine plus tôt mais son Eurostar avait été annulé pour cause d’incendie): Dommage pour le costume flambant neuf.

Le destin en quelque sorte.

 

Depuis, une journée à la bourse de Londres est presque considerée comme calme si le FTSE perd moins de 5%, et le Royaume-Uni a nationalisé quatre banques pour des dizaines de milliards de livres (encore plus en euros…)

Au moins le gouvernement britannique est plutôt transparent sur ces nationalisations et a mis la pression sur les banques concerneés: Parts importantes pour l’Etat, plus de dividendes aux autres actionnaires, et dividendes importantes et garanties pour les parts détenues par l’Etat (i.e., nous les contribuables).

En France l’affaire Dexia me semble vraiment louche (ici on dirait ‘dodgy‘): Un banque proche des pouvoirs publics au bord de la faillite, renflouée au dessus du prix du marché, et on détourne l’attention des veaux (les citoyens français chers au Général) vers les malheureux 3 millions du futur ex-PDG…

 

Pour corser l’histoire, l’Islande est au bord de la faillite. Grosse affaire en Grande-Bretagne, les banques islandaises ayant attiré beaucoup d’épargnants britanniques avec leurs taux d’intérêts très élevés. Mais ces banqes ont depuis fait faillite et le gouvernement islandais a fait savoir qu’il n’avait pas d’argent pour honorer sa garantie (20000 euros).

Gordon Brown a répliqué en utilisant les lois anti-terroristes (enfin utiles!) pour bloquer les avoirs islandais dans le pays… Autant dire que les relations entre les deux pays sont, hum, difficiles.

Le hic c’est que beaucoup de communes (city councils) avaient des placements dans les-dites banques islandaises: environ 1 milliard de livres.
Mon council en a annoncé 5 millions. Mais comme c’est sur un total de plus de 60 milliions, ils nous jouent bien-sûr le disque du “absolument aucun impact”… Cela fait toujours plaisir de voir que mes £115 mensuels de taxe locale (council tax) sont bien dépensés.

 

Cerise sur le gâteau, cette semaine le chiffre de l’inflation a atteint 5,2%, c’est à dire plus que la plupart des comptes épargnes.

 

Au moins les traders peuvent toujours essayer de se raccrocher a Saint Paul dont la cathédrale domine la City (l’immeuble de gauche sur la photo est celui du London Stock Exchange).

Pour nous autres, peut-être l’or et le yuan chinois?

 

Le rire étant une thérapie, une petite pour la route (merci la BBC):

This is worse than a divorce. I’ve lost half my net worth and I still have a wife.

 

Allez chauffeur, on rentre…

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L’antre des Dragons

14 août 2008

Dragons’ Den (l’Antre des Dragons) est une émission hebdomadaire sur la chaine BBC 2 que je suis attentivement.

Le principe de l’émission est simple:
Des entrepeneurs à la recherche de capitaux ont 3 minutes pour présenter leur entreprise, le montant recherché et la part qu’ils sont prêt a céder en échange a 5 riches hommes, et femme, d’affaires (donc eux-même des entrepeneurs) surnommés les Dragons.
Après la présentation et une série de questions (pendant laquelle on comprend ce surnom de Dragons à la manière dont ils calcinent parfois les entrepeneurs) les Dragons intéressés, s’il y en a, font une offre d’investissement de leur propre argent.
Les entrepeneurs sont alors libres d’accepter, refuser ou essayer de négocier.

D’après les épisodes que j’ai vu, les investissements vont de quelques dizaines de milliers de livres à £250.000.

 

Le ton est direct, on apprend des choses, on découvre des d’entrepreneurs et leurs entreprises, le tout sans pubs, chaine publique oblige.
L’une de mes répliques récurrentes favorites: “Why should I part with any of my children’s inheritance investing in this?”.

Je trouve cette emission intéressante parce qu’elle donne une image vivante et positive de l’esprit d’entreprise, et par la variété des entrepeneurs et Dragons:
Côté entrepeneurs tous les ages, sexes, origines sociales et éthniques sont représentés.
Côté Dragons, cette saison nous avons un anglais, une anglaise, un chypriote grec, un écossais et un pakistanais (du moins d’origine d’après son “anglais de la Reine” parfait).

Pour moi le message est donc que non seulement tout le monde peut entreprendre, mais tout le monde peut réussir à condition d’avoir le produit et les capacités requises.

 

Je ne crois pas qu’une émission similaire existe en France et c’est bien dommage. Il faudrait souffler l’idée a France 2, le concept étant finalement un réel service public.
Néanmoins, je ne suis pas sûr que cela corresponde à la culture francaise qui me semble moins enthousiaste vis-a-vis de ce qui pourrait passer pour du “libéralisme” (horreur!). Et surtout, je ne suis pas convaincu que de riches hommes d’affaires français acceptent de venir comme cela sur un plateau de télévision pour parler argent, surtout si c’est le leur.

Le site de l’émission: BBC

Pour donner une idée, il y a même un jeu sur le site: Know your Dragons

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Echauffement avec Sun Wukong

7 août 2008

Echauffons-nous pour demain avec le conte chinois Voyage vers l’Ouest mis au service des JO par la BBC.

J’ai lu des critiques sur le fait que Zhu Bajie (le cochon), qui est un moine bouddhiste, mange une cuisse de poulet dans ce clip, ou que les monstres n’aient pas l’air chinois…
J’aime bien ce clip et je trouve que les chinois devraient surtout se réjouir du rayonnement de leur culture et ne pas s’attarder sur ces détails qui relèvent de l’ignorance et non de la malice.

A visiter: la page de BBC Sports sur le sujet.

Mon dessin animé favori avec le Roi Singe (Sun Wukong) reste Désordre dans les cieux (je n’aime pas trop ma traduction du titre original: 大闹天宫). A voir sur Youtube ici.

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