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	<title>Commentaires sur : Grève!</title>
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	<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 05:08:17 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Maxence</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-92</link>
		<dc:creator>Maxence</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2009 11:29:34 +0000</pubDate>
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		<description>L'Angleterre est vraiment une colonie française qui a mal tourné.

N'hésitez pas à les chambrer sur leur hymne, qui était à la base une chanson écrite pour célébrer la guérison de la fistule anale du Roi français Louis XIV (histoire vraie) : http://www.youtube.com/watch?v=57J_IFzFmYk</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Angleterre est vraiment une colonie française qui a mal tourné.</p>
<p>N&#8217;hésitez pas à les chambrer sur leur hymne, qui était à la base une chanson écrite pour célébrer la guérison de la fistule anale du Roi français Louis XIV (histoire vraie) : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=57J_IFzFmYk" rel="nofollow">http://www.youtube.com/watch?v=57J_IFzFmYk</a></p>
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		<title>Par : Jean</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-89</link>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 09:12:41 +0000</pubDate>
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		<description>Des competences rares, longues et difficiles a acquerir: il y a aujourd'hui des chercheurs (bac+10) qui gagnent 1800€/ mois. Et des traiders (bac+?) qui gagnent 10 fois ou plus cette somme. Valeur ajoutée pour qui? Pour la collectivité (qui aujourd'hui doit rembourser les dégats que ces derniers ont occasionnés) ou pour les intérêts de quelques uns? La notion de compétence telle que tu la définis pourrait avoir un sens dans une société idéale (vertueuse), mais force est de reconnaître que ce n'est pas le cas. En dissociant compétence et finalité on ne peut qu'aboutir à une désintégration de tous les liens sociaux avec les conséquences que l'on voit: cynisme, individualisme, nihilisme... Est-ce la société humaine que tu souhaites?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Des competences rares, longues et difficiles a acquerir: il y a aujourd&#8217;hui des chercheurs (bac+10) qui gagnent 1800€/ mois. Et des traiders (bac+?) qui gagnent 10 fois ou plus cette somme. Valeur ajoutée pour qui? Pour la collectivité (qui aujourd&#8217;hui doit rembourser les dégats que ces derniers ont occasionnés) ou pour les intérêts de quelques uns? La notion de compétence telle que tu la définis pourrait avoir un sens dans une société idéale (vertueuse), mais force est de reconnaître que ce n&#8217;est pas le cas. En dissociant compétence et finalité on ne peut qu&#8217;aboutir à une désintégration de tous les liens sociaux avec les conséquences que l&#8217;on voit: cynisme, individualisme, nihilisme&#8230; Est-ce la société humaine que tu souhaites?</p>
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		<title>Par : spicyhotpot</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-88</link>
		<dc:creator>spicyhotpot</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 21:03:10 +0000</pubDate>
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		<description>Ah Jean, je crois que nous nous situons tres loin l'un de l'autre politiquement parlant!

Quelle est la valeur ajoutee de ce poste? Quelles sont les competences necessaires pour l'occuper? Ces competences sont-elles rares, longues et difficiles a acquerir?

Voila je pense ce que veut dire que le salaire est fonction du poste.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ah Jean, je crois que nous nous situons tres loin l&#8217;un de l&#8217;autre politiquement parlant!</p>
<p>Quelle est la valeur ajoutee de ce poste? Quelles sont les competences necessaires pour l&#8217;occuper? Ces competences sont-elles rares, longues et difficiles a acquerir?</p>
<p>Voila je pense ce que veut dire que le salaire est fonction du poste.</p>
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		<title>Par : Jean</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-87</link>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 18:44:48 +0000</pubDate>
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		<description>Et est-ce que le fait qu'elles soient cantinières implique qu'elles n'aient droit qu'au salaire minimum ? Tu dis le salaire est fonction du poste. Si tu touches 3 ou 4 fois le SMIC, tu considères peut être que tu es 3 ou 4 fois plus utile qu'une cantinière. Moi j'en connais qui ont ce niveau de revenus et qui sont pourtant bien moins utiles à la collectivité qu'une cantinière d'école. Et d'autres avec des revenus encore supérieurs qui sont même nuisibles à la collectivité. Ta notion de poste qui déterminerait le revenu est donc très relative.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et est-ce que le fait qu&#8217;elles soient cantinières implique qu&#8217;elles n&#8217;aient droit qu&#8217;au salaire minimum ? Tu dis le salaire est fonction du poste. Si tu touches 3 ou 4 fois le SMIC, tu considères peut être que tu es 3 ou 4 fois plus utile qu&#8217;une cantinière. Moi j&#8217;en connais qui ont ce niveau de revenus et qui sont pourtant bien moins utiles à la collectivité qu&#8217;une cantinière d&#8217;école. Et d&#8217;autres avec des revenus encore supérieurs qui sont même nuisibles à la collectivité. Ta notion de poste qui déterminerait le revenu est donc très relative.</p>
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	<item>
		<title>Par : spicyhotpot</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-86</link>
		<dc:creator>spicyhotpot</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2009 22:26:11 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.spicyhotpot.com/blog/?p=61#comment-86</guid>
		<description>Karen,

il ne faut pas non plus tomber dans l'angelisme. Les syndicats etudiants sont extremement politises: Surtout pas de selection a l'entree des fac, surtout pas d'autonomie des facs, etc.
Par contre toujours un plus gros cheque du gouvernement pour financer un puit sans fond...

Ce genre de mecontentement, bon...


Jean,

Je ne comprend pas le sens de ton commentaire.

Je ne pense pas qu'il soit possible que toutes les cantinieres puissent changer de profession. Mais si c'etait en effet le cas (ce qui serait sans doute une bonne nouvelle), ce serait pour le coup le meilleur moyen de faire grimper les salaires.

Est-ce que le fait qu'il y ait des cantinaires a Bac+3 implique qu'elles aient droit a un salaire plus eleve? Le salaire est fonction du poste.
Si il a des cantinieres a Bac+3 cela veut plutot sans doute vouloir dire que le marche de l'emploi est deprime.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Karen,</p>
<p>il ne faut pas non plus tomber dans l&#8217;angelisme. Les syndicats etudiants sont extremement politises: Surtout pas de selection a l&#8217;entree des fac, surtout pas d&#8217;autonomie des facs, etc.<br />
Par contre toujours un plus gros cheque du gouvernement pour financer un puit sans fond&#8230;</p>
<p>Ce genre de mecontentement, bon&#8230;</p>
<p>Jean,</p>
<p>Je ne comprend pas le sens de ton commentaire.</p>
<p>Je ne pense pas qu&#8217;il soit possible que toutes les cantinieres puissent changer de profession. Mais si c&#8217;etait en effet le cas (ce qui serait sans doute une bonne nouvelle), ce serait pour le coup le meilleur moyen de faire grimper les salaires.</p>
<p>Est-ce que le fait qu&#8217;il y ait des cantinaires a Bac+3 implique qu&#8217;elles aient droit a un salaire plus eleve? Le salaire est fonction du poste.<br />
Si il a des cantinieres a Bac+3 cela veut plutot sans doute vouloir dire que le marche de l&#8217;emploi est deprime.</p>
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	<item>
		<title>Par : Jean</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-85</link>
		<dc:creator>Jean</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2009 16:38:22 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.spicyhotpot.com/blog/?p=61#comment-85</guid>
		<description>"Par consequent, de maniere realiste la meilleure maniere pour cette cantiniere de s’elever au dessus du SMIC est d’acquerir des competences lui permettant de changer de profession."
En admettant qu'elles se donnent toutes les moyens de changer de profession comme tu le dis et le suggères, qui servira les repas dans les cantines? Je ne sais pas quel boulot tu fais, mais je pense que tu vis sur une autre planète: il y a en France aujourd'hui des cantinières ou des caissières de supermarché à Bac+3.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Par consequent, de maniere realiste la meilleure maniere pour cette cantiniere de s’elever au dessus du SMIC est d’acquerir des competences lui permettant de changer de profession.&#8221;<br />
En admettant qu&#8217;elles se donnent toutes les moyens de changer de profession comme tu le dis et le suggères, qui servira les repas dans les cantines? Je ne sais pas quel boulot tu fais, mais je pense que tu vis sur une autre planète: il y a en France aujourd&#8217;hui des cantinières ou des caissières de supermarché à Bac+3.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : karen</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-84</link>
		<dc:creator>karen</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 19:12:36 +0000</pubDate>
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		<description>À propos des étudiants, dans la mesure où leurs profs font souvent la grève aussi, aller à la manif est une forme d'engagement. Ce n'est pas le cas de tous, mais un certain nombre d'entre eux souhaitent réellement montrer leur mécontentement (surtout qu'ils sont concernés).
Pas de généralisation hâtive, donc, s'il vous plaît.

Pour ce qui est de la cantinière, je serais curieuse de connaître la situation d'un cantinier ayant le même avancement. Je sais que dans un certain nombre de métier, la disparité salariale homme-femme se manifeste particulièrement avec l'avancement, mais là...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>À propos des étudiants, dans la mesure où leurs profs font souvent la grève aussi, aller à la manif est une forme d&#8217;engagement. Ce n&#8217;est pas le cas de tous, mais un certain nombre d&#8217;entre eux souhaitent réellement montrer leur mécontentement (surtout qu&#8217;ils sont concernés).<br />
Pas de généralisation hâtive, donc, s&#8217;il vous plaît.</p>
<p>Pour ce qui est de la cantinière, je serais curieuse de connaître la situation d&#8217;un cantinier ayant le même avancement. Je sais que dans un certain nombre de métier, la disparité salariale homme-femme se manifeste particulièrement avec l&#8217;avancement, mais là&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : spicyhotpot</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-83</link>
		<dc:creator>spicyhotpot</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 10:41:10 +0000</pubDate>
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		<description>La France n'est en effet pas un pays de greviste au sens statistique.

Neanmoins il me semble que les greves en France sont souvent extremement voyantes et penalisantes. Et c'est cela qui donne la reputation au pays.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La France n&#8217;est en effet pas un pays de greviste au sens statistique.</p>
<p>Neanmoins il me semble que les greves en France sont souvent extremement voyantes et penalisantes. Et c&#8217;est cela qui donne la reputation au pays.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Zork</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-82</link>
		<dc:creator>Zork</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 16:09:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.spicyhotpot.com/blog/?p=61#comment-82</guid>
		<description>LA FRANCE : UN PAYS GRÉVISTE ? Les vrais chiffres

Avez-vous résisté au matraquage des médias, pour qui la France est le paradis des grévistes ? Difficile, n’est-ce pas, tant le chœur est à l’unisson, même dans les services publics.

Voici quelques chiffres que vous ne lirez pas souvent dans la presse, que vous n’entendrez pas beaucoup dans les entreprises audiovisuelles. Nous les devons à François DOUTRIAUX qui les a sortis dans Libération du 14 novembre 2007. 

Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève

4 millions en 1976 ;

3,5 millions en 1984 ;

2,1 millions en 1988 ;

900.000 en 2000 ;

1,2 millions en 2005.

Si on élimine les pics de 1982, 1995 et 2001, l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux diminuent, quand la population active augmente.

 
Substitution public / privé

En 1982, 2,3 millions de journées dans le privé / 200.000 dans le public ;

En 2005, 224.000 dans le privé / 1 million dans le public.

La part du public dans les mouvements sociaux est de 3 % dans les années 70, 30 % dans les années 80, 60 % à partir de 95.

Dans le secteur privé, en 2005, le nombre de journées (224.000) rapporté aux 16 millions de salariés représente 0,001 journée par salarié et par an, soit moins d’une ½ journée pour une carrière professionnelle de 40 ans !

 

Plus de grèves en France ?

« Sur la période 70-90, la France est 11ème sur les 18 pays les plus industrialisés en terme de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (1ère), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (7ème), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (8ème).

Sur la période récente 90-05, la France demeure 11ème sur 18 avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) (…). »

 
Sur la période 90-05, le modèle nordique, tant encensé par la classe politique, présente une facette qu’on se garde bien de révéler : le Danemark est en tête du palmarès, la Norvège est 4ème, la Finlande 7ème.

La « flexsécurité nordique », c’est une conflictualité nettement plus importante qu’en France.

Est-ce vraiment un choix rationnel ? Est-ce vraiment un choix politique judicieux ? Nous en doutons.

Plutôt le signe d’une pensée économique et politique sclérosée.

 

Les grèves françaises sont d’envergure nationale ?

Pour la période 70-90, les conflits sociaux locaux représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, contre 34,9 % pour les conflits généralisés (une profession) et contre 13,9 % pour les journées nationales.

Pour la période 90-05, les conflits locaux représentaient 85 % des grèves, contre 14 % de conflits généralisés et contre 1 % pour les journées nationales !

Où est le blocage économique (la France otage !, disent-ils) dont nous parlent le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, ses sbires et les médias qui appartiennent à ses amis ?

Concluons avec François DOUTRIAUX : « Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union Européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes. »</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>LA FRANCE : UN PAYS GRÉVISTE ? Les vrais chiffres</p>
<p>Avez-vous résisté au matraquage des médias, pour qui la France est le paradis des grévistes ? Difficile, n’est-ce pas, tant le chœur est à l’unisson, même dans les services publics.</p>
<p>Voici quelques chiffres que vous ne lirez pas souvent dans la presse, que vous n’entendrez pas beaucoup dans les entreprises audiovisuelles. Nous les devons à François DOUTRIAUX qui les a sortis dans Libération du 14 novembre 2007. </p>
<p>Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève</p>
<p>4 millions en 1976 ;</p>
<p>3,5 millions en 1984 ;</p>
<p>2,1 millions en 1988 ;</p>
<p>900.000 en 2000 ;</p>
<p>1,2 millions en 2005.</p>
<p>Si on élimine les pics de 1982, 1995 et 2001, l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux diminuent, quand la population active augmente.</p>
<p>Substitution public / privé</p>
<p>En 1982, 2,3 millions de journées dans le privé / 200.000 dans le public ;</p>
<p>En 2005, 224.000 dans le privé / 1 million dans le public.</p>
<p>La part du public dans les mouvements sociaux est de 3 % dans les années 70, 30 % dans les années 80, 60 % à partir de 95.</p>
<p>Dans le secteur privé, en 2005, le nombre de journées (224.000) rapporté aux 16 millions de salariés représente 0,001 journée par salarié et par an, soit moins d’une ½ journée pour une carrière professionnelle de 40 ans !</p>
<p>Plus de grèves en France ?</p>
<p>« Sur la période 70-90, la France est 11ème sur les 18 pays les plus industrialisés en terme de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (1ère), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (7ème), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (8ème).</p>
<p>Sur la période récente 90-05, la France demeure 11ème sur 18 avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) (…). »</p>
<p>Sur la période 90-05, le modèle nordique, tant encensé par la classe politique, présente une facette qu’on se garde bien de révéler : le Danemark est en tête du palmarès, la Norvège est 4ème, la Finlande 7ème.</p>
<p>La « flexsécurité nordique », c’est une conflictualité nettement plus importante qu’en France.</p>
<p>Est-ce vraiment un choix rationnel ? Est-ce vraiment un choix politique judicieux ? Nous en doutons.</p>
<p>Plutôt le signe d’une pensée économique et politique sclérosée.</p>
<p>Les grèves françaises sont d’envergure nationale ?</p>
<p>Pour la période 70-90, les conflits sociaux locaux représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, contre 34,9 % pour les conflits généralisés (une profession) et contre 13,9 % pour les journées nationales.</p>
<p>Pour la période 90-05, les conflits locaux représentaient 85 % des grèves, contre 14 % de conflits généralisés et contre 1 % pour les journées nationales !</p>
<p>Où est le blocage économique (la France otage !, disent-ils) dont nous parlent le Président ubiquiste SARKOZY DE NAGY BOCSA, ses sbires et les médias qui appartiennent à ses amis ?</p>
<p>Concluons avec François DOUTRIAUX : « Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union Européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes. »</p>
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	<item>
		<title>Par : Zork</title>
		<link>http://www.spicyhotpot.com/blog/2009/01/greve/#comment-81</link>
		<dc:creator>Zork</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 15:57:21 +0000</pubDate>
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		<description>"Les français ont la réputation de faire excessivement grève. "

C'est un mythe Spy. Voici un texte de Arnaud Parienty qui montre qu'il n'y a pas plus de grève en France qu'ailleurs. Patient pour le libéralisme... Mes textes arrivent... :

"Le nombre de jours de grève en France est moins élevé aujourd’hui que dans les années 70, mais la tendance est à la hausse depuis quinze ans. Et les grèves sont plutôt plus fréquentes en France que dans les autres pays développés.
Ces dernières années, de nombreux articles ont dénoncé l’idée reçue d’une France gréviste [1] , affirmant que la grève était rare dans le secteur privé et pas plus fréquente en France que dans les autres pays développés. Ces dénonciations se fondent sur des données incomplètes ou fausses.

La position moyenne de la France en Europe vient de ce que les conflits dans la fonction publique sont ignorés dans le cas de la France et pris en compte pour la plupart des autres pays. En corrigeant les données pour les rendre comparables, la France est l’un des pays d’Europe dans lequel les grèves sont les plus nombreuses, bien plus qu’au Royaume-Uni, en Suède ou en Allemagne.

L’évolution du nombre de conflits est également bien différente de l’image qui en est donnée habituellement lorsque tous les secteurs d’activité sont pris en compte. Il est alors impossible de remonter aux années 70, faute de statistiques concernant la fonction publique avant 1982. Même après cette date, les données sont très incomplètes, car elles ignorent les fonctions publiques hospitalière et locale (soit la moitié des fonctionnaires environ) : les grèves des traminots ou des infirmières ne sont pas comptabilisées.

Les méthodes de comptage dans la fonction publique sont d’ailleurs peu rigoureuses. Les grèves dans les entreprises publiques sont également mal mesurées (alors que le nombre de journées de grève à la SNCF est presque aussi élevé que dans l’ensemble des entreprises privées).

En additionnant les conflits locaux et généralisés dans les différents secteurs(ce que ne fait aucune source officielle), il s’avère que le nombre de jours de grève est passé par un point bas au début des années 90 et remonte depuis. Mais ce qui frappe le plus est l’irrégularité des conflits. Trois pics apparaissent : en 1989 (grande grève au ministère des Finances, notamment), en 1995 (opposition aux changements proposés de la protection sociale) et en 2003 (opposition au changement des régimes de retraite). Ces trois années, le nombre de jours de grève remonte au niveau atteint dans les années 70. Mais il le fait à chaque fois sous l’impulsion du secteur public, ce qui n’était pas le cas par le passé. Au total, le nombre de jours de grève est moins élevé que dans les années 70, mais la tendance est à la hausse depuis quinze ans et les grèves sont plutôt plus fréquentes en France que dans les autres pays développés.

Cette remontée des grèves va de pair avec une hausse de la présence syndicale. En effet, si le nombre de syndiqués est globalement stable ou en baisse selon les secteurs, le nombre d’établissements dans lesquels existe une présence syndicale (délégués syndicaux, section syndicale d’entreprise) augmente continuellement. Et les enquêtes montrent que les conflits sont plus fréquents en cas de présence syndicale. Parallèlement, l’image des syndicats s’est beaucoup améliorée, notamment parmi les cadres.

Dans le secteur privé, les grèves étaient jusqu’à récemment comptées par addition des déclarations faites par les inspecteurs du travail. Mais une étude de Delphine Brochard [2] , de la Dares (ministère du Travail), a montré les lacunes de cette méthode. En comparant les fiches de conflit dressées par les inspecteurs du travail et les résultats d’une enquête menée auprès de plusieurs milliers d’établissements, elle constate que, sur près de 1 000 établissements ayant connu au moins un arrêt de travail dans l’année, selon l’enquête, 84 % n’ont fait l’objet d’aucune fiche de conflit. Le nombre de conflits est donc très sous-estimé.

La sous-estimation du nombre de journées de grève est cependant moindre que celle du nombre de conflits, car ce sont surtout les conflits affectant les PME qui sont ignorés. Encore plus gênant : la sous-estimation du nombre de jours de grève augmente avec le temps, ce qui fausse les comparaisons dans la durée. Une étude récente estime que trois quarts des journées de grève n’étaient pas recensées en 2004, contre la moitié en 1992.

Extrait de l’article « Déclin ou évolution des conflits du travail ?, à paraître dans le numéro 275 (décembre 2008) d’Alternatives Economiques."</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Les français ont la réputation de faire excessivement grève. &#8221;</p>
<p>C&#8217;est un mythe Spy. Voici un texte de Arnaud Parienty qui montre qu&#8217;il n&#8217;y a pas plus de grève en France qu&#8217;ailleurs. Patient pour le libéralisme&#8230; Mes textes arrivent&#8230; :</p>
<p>&#8220;Le nombre de jours de grève en France est moins élevé aujourd’hui que dans les années 70, mais la tendance est à la hausse depuis quinze ans. Et les grèves sont plutôt plus fréquentes en France que dans les autres pays développés.<br />
Ces dernières années, de nombreux articles ont dénoncé l’idée reçue d’une France gréviste [1] , affirmant que la grève était rare dans le secteur privé et pas plus fréquente en France que dans les autres pays développés. Ces dénonciations se fondent sur des données incomplètes ou fausses.</p>
<p>La position moyenne de la France en Europe vient de ce que les conflits dans la fonction publique sont ignorés dans le cas de la France et pris en compte pour la plupart des autres pays. En corrigeant les données pour les rendre comparables, la France est l’un des pays d’Europe dans lequel les grèves sont les plus nombreuses, bien plus qu’au Royaume-Uni, en Suède ou en Allemagne.</p>
<p>L’évolution du nombre de conflits est également bien différente de l’image qui en est donnée habituellement lorsque tous les secteurs d’activité sont pris en compte. Il est alors impossible de remonter aux années 70, faute de statistiques concernant la fonction publique avant 1982. Même après cette date, les données sont très incomplètes, car elles ignorent les fonctions publiques hospitalière et locale (soit la moitié des fonctionnaires environ) : les grèves des traminots ou des infirmières ne sont pas comptabilisées.</p>
<p>Les méthodes de comptage dans la fonction publique sont d’ailleurs peu rigoureuses. Les grèves dans les entreprises publiques sont également mal mesurées (alors que le nombre de journées de grève à la SNCF est presque aussi élevé que dans l’ensemble des entreprises privées).</p>
<p>En additionnant les conflits locaux et généralisés dans les différents secteurs(ce que ne fait aucune source officielle), il s’avère que le nombre de jours de grève est passé par un point bas au début des années 90 et remonte depuis. Mais ce qui frappe le plus est l’irrégularité des conflits. Trois pics apparaissent : en 1989 (grande grève au ministère des Finances, notamment), en 1995 (opposition aux changements proposés de la protection sociale) et en 2003 (opposition au changement des régimes de retraite). Ces trois années, le nombre de jours de grève remonte au niveau atteint dans les années 70. Mais il le fait à chaque fois sous l’impulsion du secteur public, ce qui n’était pas le cas par le passé. Au total, le nombre de jours de grève est moins élevé que dans les années 70, mais la tendance est à la hausse depuis quinze ans et les grèves sont plutôt plus fréquentes en France que dans les autres pays développés.</p>
<p>Cette remontée des grèves va de pair avec une hausse de la présence syndicale. En effet, si le nombre de syndiqués est globalement stable ou en baisse selon les secteurs, le nombre d’établissements dans lesquels existe une présence syndicale (délégués syndicaux, section syndicale d’entreprise) augmente continuellement. Et les enquêtes montrent que les conflits sont plus fréquents en cas de présence syndicale. Parallèlement, l’image des syndicats s’est beaucoup améliorée, notamment parmi les cadres.</p>
<p>Dans le secteur privé, les grèves étaient jusqu’à récemment comptées par addition des déclarations faites par les inspecteurs du travail. Mais une étude de Delphine Brochard [2] , de la Dares (ministère du Travail), a montré les lacunes de cette méthode. En comparant les fiches de conflit dressées par les inspecteurs du travail et les résultats d’une enquête menée auprès de plusieurs milliers d’établissements, elle constate que, sur près de 1 000 établissements ayant connu au moins un arrêt de travail dans l’année, selon l’enquête, 84 % n’ont fait l’objet d’aucune fiche de conflit. Le nombre de conflits est donc très sous-estimé.</p>
<p>La sous-estimation du nombre de journées de grève est cependant moindre que celle du nombre de conflits, car ce sont surtout les conflits affectant les PME qui sont ignorés. Encore plus gênant : la sous-estimation du nombre de jours de grève augmente avec le temps, ce qui fausse les comparaisons dans la durée. Une étude récente estime que trois quarts des journées de grève n’étaient pas recensées en 2004, contre la moitié en 1992.</p>
<p>Extrait de l’article « Déclin ou évolution des conflits du travail ?, à paraître dans le numéro 275 (décembre 2008) d’Alternatives Economiques.&#8221;</p>
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